Rose revint en France à la fin de son séjour. Pas le choix, elle était sur un visa de vacances.
Sa séance avait eu lieu le lendemain. La française sortit de l’immeuble après coup, avant de prendre un sandwich jambon-beurre. Le fromage était si bon ici. La bonne samaritaine avait adoré manger des plats japonais, mais certains plats très français avait commencé à lui manquer. Ainsi, la touriste, quand elle rentrait, dégustait des plats du pays dans un café.
« Excusez-moi… »
L’adulte rajeunie leva la tête, un éclair à la main.
Une adolescente blonde l’observait, une bouteille à la main. La ressemblance était frappante avec Liam White. Sa sœur ? L’écart d’âge était incroyable.
« Vous êtes… comme moi non ? hésita Mary en français, comme si le fait que la personne en face soit une artiste martiale soit absolument impensable. Vous sauriez où se trouve les hôtels touristiques ?
— Oh, oui. »
Le France était un lieu touristique même dans le monde des arts martiaux. On y trouvait les meilleurs aménagements. Par exemple, les hôpitaux n’avaient pas de porte d’entrée. Tu pénétrais l’enceinte par les fenêtres, et le personnel était formé à empêcher les problèmes. Tu avais donc des videurs devant chaque salle. A l’exception, ceci dit, de certaines familles et clans, qui assuraient eux-même leur protections.
Les White eux-même étaient bien loin de ce statut, voilà pourquoi la villa gigantesque surpris notre protagoniste.
C’était une villa à elle toute seule. Bien éloignée du monde.
« Je vous remercie. Voudriez-vous prendre le thé avec moi ?
— Pourquoi pas. »
C’était une erreur, car à peine ouvrirent-elles la porte d’entrée de la villa que l’odeur du sang se répendit.
C’était un massacre. La nausée gagna ses tripes. Derrière elle, Mary resta silencieuse.
La réincarnée compris qu’elle avait été piégée quand elle fut poussée dans la salle. La porte se ferma derrière elle.
La victime su.
La française ferma les yeux. Cette blonde le payerait. Oh, elle payerait amèrement cet affront.
Néanmoins, le goût amer de la trahison dégoulinait. Sa relation parasociale avec Shun l’avait poussée à faire confiance à sa sœur. Et pourtant, c’était logique : Mary White était la sœur de l’héritier, jamais elle aurait eu à demander son chemin comme une personne normale. La raison pour laquelle on l’avait choisie c’était parce qu’un membre d’une famille saurait son nom. En France, elle s’était déguisée. En d’autres termes, la malheureuse avait été choisie. Elle perçu quelqu’un, sans doute le véritable meurtrier. Il l’observait alors qu’elle levait les yeux vers lui. Des cheveux bouclés teintés en noirs et en rouge. Un gabarit moyennement imposant, similaire au sien. Il avait un bérêt en intérieur, un t-shirt rayé avec une salopette. Il avait aussi de la peinture blanche sur le visage, comme s’il avait voulu imiter un mime, mais une partie de con corps était rouge à cause du sang versé. Une tâche, sur son nez, lui donnait un air de clown. Sans le contexte, n aurait dit qu’il était totalement innocent et sympathique.
Illian, comme Meï, était américains. Ils vivaient en Amérique, mais ils avaient un parent japonais. La seule raison valable pour un tel accoûtrement c’était que ce bérêt allait bientôt être déposé sur la tête de Rose. Le frère de Shiro, l’une des personnes responsables de la tragédie de cette dernière détestait la France. Voilà pourquoi il avait tenté de commettre un massacre là-bas. La réincarnée pensait que le massacre était un travail préparatoire. Dans les mangas, les timelines étaient parfois floues, mais d’après le peu d’information qu’elle possédait, Illian tuait ses alliés bien plus tard. L’erreur était cependant possible. Certains auteurs de mangas avaient une réputation là-dedans (notemment Kishimoto). A cause de ça, il serait parfaitement possible Ses actions pour préparer le terrain avaient lieu des années auparavant.
Rose s’inclina, son poing sur le sol.
« Pardonnez mon apparence. Je suis venu vous annoncer un message de la part de Meï. »
La main s’arrêta devant son visage. Meï. Le véritable prénom de Shiro. L’air meurtrier contrastait avec son apparence de mime.
« ‘J’ai tué les membres de la branche ennemie. Je suis au courant de tout, mon frère, et je viens te libérer de ton fardeau.‘. »
C’était un mensonge éhonté. Tout cette histoire était un énorme bluff, mais il était inutile de se battre contre l’ennemi de Shiro. Sa seule arme était le mensonge. Les ongles de son poing fermé se plantèrent dans sa paume. Son sang libéra une concoction.
Il se passa une éternité, alors que la peau de Rose se transformait lentement. L’idée était simple : survivre à l’assaut d’Illian si jamais il attaquait. Malgré son apparence, l’affronter était une mauvaise idée.
« Tu peux partir, messager. »
Rose disparu.
Après quelques instants, la porte s’ouvrit. La tête de Mary sortit de l’embrasure.
« … elle est morte ?
— Non. Je te remercie pour ton aide, mais je vais simplement contacter me rendre. Shiro me retrouvera, quoique je fasse. »
La sœur de Liam écarquilla les yeux.
« C’est guère étonnant, ta proie était un messager de Shiro. Elle t’a eue. »
Il pris une chaise, appella l’hôtel, et attendit.
Ils arrivèrent quelques heures plus tard. Liam fut le premier à entrer.
« C’est quoi ce délire, Illian. Qu’est-ce que t’a foutu espèce de bâtard ?
— Liam, mon ptit pote, t’es pas aveugle ? »
Le désespoir sur le visage du concerné était visible.
« C’est une blague. Qu’est-ce qui t’a pris ? QU’EST-CE QUI T’A PRIS ESPECE DE TROU DU CUL ? »
…
J’aurais dû te faire confiance.
Illian se rendit compte du mensonge lorsque les cadavres furent découverts. Les membres d’ hôtel surent rapidement qui étaient les responsables, et le frère avoua tout assez rapidement.
Shiro reçu un appel furieux de l’hôtel. Ils exigèrent que son clan nettoient derrière eux.
On arrêta le fautif et Mary. Parmis les officiers, deux têtes était connue : Koyanagi Okabe et Liam White. Ils avaient prêté main forte à l’hôtel. Quand l’enquête fini, la réaction de Shiro donna alors toutes les informations à Illian.
Rose resta dans son pays pendant un an supplémentaire. La raison était simple : il lui fallait préparer ses armes, s’entraîner, et créer un système pour regarder en direct la transformation de l’héritier. Et apprendre le japonais une bonne fois pour toute.
La manipulatrice se rendit chez les créateurs de nombreux de ses poisons. Depuis que les Blanchard étaient sur la paille, la plupart de leurs scientifiques travaillaient pour elle.
L’empoisonneuse participaient à la création de poisons afin de combattre Tadao. Néanmoins, c’étaient eux, les maîtres dans la matière. Ils avaient facilement recréer le poison qui affligeait le territoire français. Ce qui signifiait qu’en Asie, si ses plantes étaient repérées, c’était la fin. La nouvelle n’enchantait pas Rose, consciente que leur niveau était bien plus élevé. Peut-être étaient-ils déjà au courant…
Une fois le japonais maîtrisé, la réincarnée retourna au Japon, sous les traits de l’homme blond qui avait discuté avec Seo-Jun, Franz Fuchs.
Quelques jours plus tard, Rose était assise sur un tatami, en face la véritable cheffe du clan Myô. Haneul Myô, anciennement Zhan. Si jolie, avec ses cheveux longs nattés et son visage allongé. Un visage dur sous des traits doux.
Cette dernière était ivre, et sortait d’une orgie. La nouvelle de Seo-Jun vivant avait été un poignard dans le cœur. Cependant, pour l’entrevue, elle était parfaitement habillée. Quand l’adulte rajeunie avait demandé une audience, on lui avait bandé les yeux et porté jusqu’à une sorte de palais. Ensuite, on l’avait affublée d’un masque afin de cacher son visage.
« En effet. Je suis Franz. »
Silence.
« Vous avez soigné l’aîné de la famille, je me dois de vous remercier. »
Son expression était parfaitement maîtrisée. La réincarnée savait qu’à ce moment-là, cette artiste martiale la haïssait. Ses actions avaient des conséquences. Néanmoins, montrer un trop grand mépris ne lui apporterait rien.
« Je vois cependant que vous voulez quelque chose de moi. Que m’offrez-vous ? »
Son ton était légèrement moqueur. Sous cette fausse résignation, la cheffe souhaitait vivre. Ses traits attirèrent son regard. La seule femme que son mari n’avait pas touchée. Son dégoût envers lui était trop fort. Des années après, cette personne hisserait le clan à des hauteurs inégalées. A peine mentionnée dans le manga, sous la forme d’amertume de Jong-Soo. Ses espions lui avaient rapportées une partie de l’histoire, et de ce qu’elle en voyait, beaucoup de chose étaient vraies.
« Je vous propose mes services en informations. Voilà tout. »
Silence. Aucune réaction visible.
« Dans ce cas, rend-moi aussi forte que Jong-Soo », ironisa la concernée.
Sans contrat, un serment ne valait rien. Haneul était en train de se moquer de lui. Et si la réincarnée réussissait, c’était la pigeonner.
« Avez-vous les fonds ? Une telle demande coûte extrêmement chère, et vous le savez. »
Silence.
« Si tes informations s’avèrent exactes, tu pourras bénéficier de tout ce que vous voulez. », mentit la cheffe de clan, sans savoir que Rose la prendrait au mot, et l’infecterait d’un poison qui s’activerait si elle ne tenait pas parole. Cette fois, les ordres seraient différents. Si la cheffe de clan s’amusait à bafouer son contrat, elle le payerait cher.
On ajouta d’autres demandes.
Ce fut la fin de la conversation.
Sous les traits d’une coréenne affiliée à un clan mineur en Corée, nommée Na-Yung Kim, la réincarnée se dirigea ensuite vers un autre maître : Shun Katô.
Un être bien plus facile à infecter. Actuellement, il était faible, mais d’ici la transformation, il devenait fort. Or, avoir des alliés capables de terrasser le démon sans entraînement était important.
Rose regardait la photo du maître dans la main. Contrairement aux autres maîtres, celui-là était encore droit. Malheureusement, la dépressive vit sa santé se dégrader. Les prochaines semaines, son sommeil se fit agité et démultiplia sa fatigue. Prendre du repos s’imposait.
En attendant, parlons de Shun, et de sa famille si particulière.
Dans son histoire, il avait des comptes à régler avec sa famille. Né infirme car incapable d’utiliser les méridiens, et rejeté à cause de ça, ses capacités étaient cependant hors du commun. Son père l’envoya au Japon où il se fit un nom parmi les délinquants, se frottant aux Yakuzas. Un jour, il mangea un fruit qui soigna sa condition, et son ascension commença.
Son histoire rappelait celle de la protagoniste alors qu’elle était clouée au lit. Infirmes mais entourés par les plus grands délices du monde. Car la famille White était riche.
Rose rêvait d’un jour être du niveau de Tadao.
Il fallut se rendre à la ville de Shun. C’était un village qui n’existait pas dans son ancien monde, près de la ville de Nara. Ce village était l’un des endroits les plus suspects de l’histoire de l’humanité. Il y avait un bus par jour qui menait à ce nid à fantôme.
Shun était à trois kilomètres au sud. Cinq autres maîtres se trouvaient dans la zone.
Le bâtiment où était les maîtres ne payaient pas de mine. C’était un complexe abandonné de la taille d’une grange en plein milieu d’un terrain vague. Il était si miteux que je ne comprenais pas pourquoi on ne l’avait pas détruit.
L’endroit tremblait. Les combats avaient lieu sous la terre, si loin qu’il serait difficile d’avoir un impact sur la surface. Entrer fut aisé. Rose vit des portes d’ascenseurs détruites, et dû descendre en rappel jusqu’à l’étage moins vingt.
Une des portes était ouverte, quelqu’un avait détruit la même porte. Les maîtres étaient quelques salles plus loin, occupés avec leurs adversaires.
Rose n’entra pas, sachant que tout le monde pourrait la tuer en respirant. Shun était le seul qui ne se battait pas. Il descendait les étages comme si le diable en personne le poursuivait. Plus loin, il n’y avait rien d’important.
Au final, il s’avéra, grâce à de l’espionnage, qu’ils cherchaient des clefs. Pourquoi, comment, aucune idée.
Rose pu les récupérer facilement : ses espions lui rapportèrent la présence d’un raccourci. Les clefs en main,la réincarnée dû cependant arrêter brutalement son séjour à cause d’une attaque d’anxiété. Alors elle les livra aux Pavillon des enfers, une prison pour les artistes martiaux (et l’endroit où elles devraient être amenées.). Ces derniers notifièrent le combattant qu’une coréenne lui avait remis les clefs.
L’expression de Shun quand il rentra bredouille valait des millions.
Sans qu’elle le sache, Rose venait de sauver Mary White d’une exécution pour les crimes qu’elle avait commis en son encontre.